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Titre : Remonter la Marne 
Auteur : Jean-Paul Kauffman
Date : 2013
Nombre de pages : 317

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  • L’intrigue

Jean-Paul Kauffman a décidé de remonter la Marne à pied, depuis sa confluence avec la Seine jusqu’à sa source. Muni de son sac-à-dos, il va marcher le long de cette rivière et livrer son ressenti sur elle et les différentes villes qu’elle traverse.

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai ce livre dans ma PAL depuis l’automne 2015. Je n’avais pas très envie de l’en sortir, je dois avouer, il ne me tentait pas trop. Même quand je l’avais vu passer à la bibliothèque en grand format, cela ne me disait rien. Je ne suis pas très récit de voyage il faut dire.
Mais depuis Wild, j’ai décidé de tester un peu plus ce genre et je me suis dit en ce début de mai qu’une petite remontée de la Marne pouvait être agréable!

Je veux saluer le travail sur la couverture de la maison d’édition Le Livre de Poche, c’est vraiment un joli objet, qui donne bien une vision de l’ambiance de ce documentaire.

De plus, dans les rabats, on peut suivre la Marne et les différentes villes qu’elle traverse et suivre donc le périple de notre narrateur.
C’est quelque chose que j’ai apprécié, pouvoir le situer dans sa marche, voir où il en était. Mais j’ai toujours beaucoup aimé les cartes dans les livres!^^

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Je n’ai pas passé un superbe moment de lecture, il faut l’avouer. Je l’ai lu, sans plaisir ni déplaisir, avec des moments très sympathiques aussi il est vrai, mais pas assez pour sauver mon avis.

J’en retire même une impression d’ennui, qui n’est pas très positive…je lisais tranquillement, mais sans vraiment avoir envie de savoir la suite ou de m’y intéresser réellement.

C’est un périple assez tranquille, rythmé par les villes qu’il traverse. D’abord en Ile-de-France, où la vie est nettement plus mouvementée, si proche de Paris. Mais plus il s’éloigne de la capitale, plus le temps va sembler s’étirer, les villes rapetisser, les champs apparaître et le monde disparaître.

Jean-Paul Kauffmann va rencontrer des gens sympathiques ou pas, va traverser des villes riches et belles et des villages désertés.
C’est une vision différente de cette partie de la France on va dire, avec au centre, toujours la rivière :

J’ai appris des choses très intéressantes sur la Marne par contre, sur son histoire, ses différentes régions.
Pour moi, la Marne faisait surtout référence aux bords de Marne et à ses canotiers, une réputation un peu joyeuse et pas très sérieuse. J’ignorais en grande partie son rôle important durant les guerres et sa trajectoire, une fois Meaux dépassé. C’était donc assez instructif.

J’ai eu tout de même un sentiment de « fin très rapide », même si je n’avais rien contre. Alors qu’il a détaillé très précisément le début de son voyage, plus on avançait, plus il passait les détails. C’est à peine si on a entendu parler des dernières villes et la source de la rivière est traitée en quelques pages seulement. C’est peut-être un peu dommage, parce que j’étais nettement plus curieuse des villes après la Seine-et-Marne…

 

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Une lecture sans plus on va dire, parfaite pour la catégorie ni agréable ni désagréable. J’en ai retiré surtout une grande envie d’être en été au bord de l’eau à siroter une boisson fraîche!
Mais elle plairait peut-être aux personnes qui ont l’habitude de côtoyer cette rivière et qui ont des souvenirs avec elle.

Extrait

Le sac à dos modifie le regard d’autrui. Autrefois, le chemineau était perçu comme un vagabond. Aujourd’hui, le randonneur est considéré comme appartenant à une espèce à part, impossible à classer. il cache une autre vie. Que fait-il quand il ne marche pas ? Il n’est pas socialement identifiable. L’anorak, le bâton, l’équipement, qui tiennent lieu d’uniforme, font l’effet d’un camouflage.

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