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Titre : Oh, boy 
Auteure : Marie-Aude Murail
Date : 2000
Nombre de pages : 207
Age : à partir de 12 ans

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  • L’intrigue

Siméon, Morgane et Venise viennent de perdre leur mère. Leur père est parti depuis longtemps. Orphelins, seuls au monde, ils font tout pour ne pas être séparés et envoyés dans des foyers différents. Pour eux, il n’y a qu’une possibilité : retrouver des demis-frères ou sœurs que leur père a eu et les forcer à prendre la tutelle.

Il y a deux personnes possible : Josiane, une orthophoniste qui ne peut pas avoir d’enfants et qui ne désire adopter que Venise, la plus jolie et mignonne. Barthélémy, plus jeune, qui enchaîne les petits boulots et les aventures et qui ne semble pas intéressé par la garde d’enfants…

  • Ce que j’en ai pensé

Quand on s’intéresse à la littérature jeunesse, Marie-Aude Murail est une des auteures sur laquelle on est obligé de s’arrêter.

Ce roman est arrivé très récemment dans ma PAL, mi-avril même, mais je l’ai sorti après avoir lu Le Diner, en quête d’un roman qui allait me faire du bien. Je savais de toute manière que je ne pouvais pas faire d’erreur avec cette auteure (elle a aussi écrit Miss Charity, un roman coup de cœur absolument formidable!).

Et je n’avais pas tort. J’ai passé un très bon de lecture, bien trop court à goût, mais il ne faut pas oublier qu’il s’adresse en priorité à la jeunesse. Et c’est d’ailleurs cela qui est génial! Elle s’adresse aux enfants, mais arrive tout de même à toucher les adultes! Tous les auteurs sont loin d’avoir ce genre de talent!

Ce récit est loin d’être joyeux, pourtant un amour de la vie et de la joie est très clairement présent.

Murail arrive à aborder des thèmes sombres sans pathos et très simplement : le deuil, le suicide, l’homosexualité ou encore le cancer.
Et tout ça dans le même roman.
Pas simple pour de la jeunesse non? Ce sont souvent des thèmes qu’on évite soigneusement, qu’on contourne ou qu’on décide d’ignorer. On trouve que ce n’est pas pour les enfants, ils ne sont pas capables de comprendre, d’appréhender tout cela, qu’ils auront bien le temps…

Il y a du vrai – je trouve– dans cette assertion, mais aussi beaucoup de faux. Les enfants – n’étant pas stupides – sentent bien quand il se passe quelque chose, quand un événement grave a eu lieu. Aborder des sujets compliqués dans un roman ne devrait pas être aussi compliqué.
Et, comme je le disais, Murail arrive à en parler calmement, avec beaucoup de simplicité et parfois même de l’humour. J’ai beaucoup aimé qu’elle arrive également à rester crédible. On est dans la réalité, certaines choses ne sont tout simplement pas possible, même si on en a très envie.

Les personnages sont très attachants. Les pauvres enchaînent les situations difficiles et catastrophiques et parviennent toujours à se retrouver et à former une petite famille unie. On a envie de savoir la suite, d’être sûre que tout va aller pour le mieux et d’avoir le fin mot de l’histoire!

Un roman qui se lit d’une traite donc, avec beaucoup de plaisir!

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Une très jolie lecture, pleine de joie, de rire et d’amour! Un roman qui m’a fait beaucoup de bien, qui aborde des thèmes pourtant durs, tout en sachant en parler sans tabou. Un roman qui prouve bien que Marie-Aude Murail est une grande auteure et qu’elle compte comme classique dans la littérature jeunesse.
Je ne peux donc que vous le conseiller.

  • Extrait

Pendant les 15 jours qui suivirent, les deux frères firent des efforts pour ne pas se heurter. Lorsque Siméon, lisant Nietzsche, voyait son frère relire son Spirou, il se permettait tout juste de lui demander affectueusement :
– Tu n’avais pas bien compris la première fois ?
A quoi Bart répondait, non moins affectueusement :
– Je t’emmerde. « 

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