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Titre : Marelle 
Auteur :  Julio Cortazar
Date : 1963 ( 1966 en France)
Nombre de pages : 591

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  • L’intrigue

Horacio Oliveira, est un Argentin qui a immigré à Paris. Il est l’amant de la « la Sibylle », une jeune uruguayenne, moins intellectuelle, mais mignonne et pleine de désir d’apprendre.
Il partage donc sa vie entre elle et son groupe d’amis où les discussions sur l’art, la musique et la culture le passionne.

  • Ce que j’en ai pensé

Cela fait plusieurs années que j’avais ce livre dans ma PAL. Je ne me souviens absolument plus pourquoi je l’avais acheté, où est-ce que j’en avais entendu parler…
Mais en le feuilletant, je m’étais rendue compte que cela allait être une lecture assez ardue et je l’avais donc mis de côté et oublié.

J’étais donc contente et un peu sur la réserve – oui les deux à la fois! – quand ce titre est sorti de la Book Jar pour le mois de juin.

J’avais vraiment envie de l’aimer. Je me rendais compte que je m’attaquais à un monument de la littérature argentine, un classique en fait. Il fait partie des œuvres majeures de ce qu’on appelle le Boom latino-américain, un mouvement littéraire des années 1960

Mais je dois avouer que ce livre n’a pas fonctionné pour moi…j’ai fait l’effort de le terminer, même si la fin était plus en diagonale qu’autre chose…Trop ardu pour moi, trop compliqué, trop alambiqué, bref, j’ai eu un peu l’impression de lire un livre de Borges que je n’avais pas aimé.

Il y a deux manières de lire ce livre : La première de manière linéaire, du chapitre 1 au chapitre 56. C’est la partie roman.
La deuxième manière de le lire se commence au chapitre 73 et il faut lire les chapitres dans un ordre différent indiqué à la fin de chacun d’entre eux. Par exemple, il faut donc commencer par le chapitre 73 puis le 1, 2, 116, 3 et ainsi de suite…

Cet aspect de la lecture m’attirait beaucoup et me donnait un sentiment de livre « interactif », puisqu’on allait d’un chapitre à un autre.

J’ai commencé par lire Marelle de manière linéaire, puis j’ai lu la deuxième version avec l’essai. Mais je dois avouer que j’ai fait la deuxième partie en diagonale pour le terminer plus vite, parce que j’en avais assez.

La partie « roman » est composée de deux parties : Le séjour d’Horacio Oliveira à Paris, puis son retour en Argentine.
Il n’y a pas réellement d’intrigue à proprement parler. On suit plutôt notre personnage dans ses pensées, sa vie de tous les jours, ses délires…

Je ne me suis pas du tout attachée au personnage et je ne pense pas qu’on puisse réellement. Il semble n’être qu’un prétexte pour l’auteur pour aborder une multitude de thèmes. J’ai eu souvent du mal à avancer dans ma lecture et me donner du courage pour la reprendre. Pas vraiment la description d’une lecture agréable, j’ai même eu la désagréable impression de me retrouver devant de la masturbation intellectuelle…

Et si la partie « roman » était parfois un peu compliquée à lire, la partie « essai » a été pire. Cette manière de lire le livre était plus compliquée, surtout que certains chapitres ne semblent pas du tout reliés au récit. On retrouve entre-autre des extraits d’autres livres, des articles de journaux ou des longs monologues sans queue ni tête (d’après moi bien évidemment). J’ai donc été assez rapidement lassée et je n’avais qu’une hâte, terminer enfin ce livre et passer à autre chose.

Je suis donc passée complètement à côté de ce classique.

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Un livre qui n’a donc pas fonctionné avec moi…dommage! Je pense sincèrement qu’il faudrait tout un cours pour pouvoir le comprendre réellement. Il doit me manquer le contexte et les explications.
Cela reste une déception…

  • Extrait

Je me demande, quant à moi, si je parviendrai une bonne fois à faire comprendre que le véritable et l’unique personnage qui m’intéresse c’est le lecteur, dans la mesure où un peu de ce que j’écris devrait contribuer à le modifier, à le faire changer de position, à le dépayser, à l’aliéner.

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