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Titre : Les Brumes du passé 
Auteur : Leonardo Padura
Date : 2005
Nombre de pages : 350

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  • L’intrigue

Mario Conde est un ancien policier qui s’est reconverti depuis plusieurs années dans la vente de livres rares à Cuba.
Un jour, son instant le pousse vers une vieille maison, où il découvre une magnifique bibliothèque ancienne pleine de trésors et de vieux propriétaires près à les vendre contre de l’argent.
Alors que fébrile, il passe en revue les différents ouvrages, il tombe sur un vieil article parlant d’une célèbre chanteuse, Violeta Del Rio qui a disparue cinquante ans plus tôt.
Qui est cette magnifique femme au visage étrangement familier? Pourquoi Mario Conde est-il autant intrigué par elle? Et que va-t-il découvrir encore dans cette bibliothèque?

  • Ce que j’en ai pensé

Je ne sais pas trop pourquoi j’ai décidé de sortir enfin ce roman de ma PAL au cours du mois de juin. Il y était depuis…des années! Je l’ai acheté lors de mon premier passage au salon du Livre en 2012, donc cela commence un peu à dater!

C’est le résumé qui m’avait plu, ainsi que le stand de la maison d’édition Métaillé.
Je suis donc contente de voir que je peux me faire confiance dans les achats que j’effectue, même plusieurs années après! J’avais longuement hésité à l’acheter, je me souviens et finalement j’avais cédé. Comme quoi, j’ai bien fait, ce fut une lecture très agréable!

Si jamais vous cherchez à mieux connaitre la littérature lusophone et hispanophone, je ne peux que vous conseiller de vous tourner vers la maison d’édition Métaillé, qui s’était tout d’abord spécialisée dans ce genre-là, avant de s’ouvrir à d’autres pays.
Par exemple, c’est chez cette maison d’édition que j’ai découvert Luis Sepulveda, une très belle découverte pour moi.

Dans ce roman, on plonge dans la littérature cubaine avec un auteur de renom : Leonardo Padura, journaliste et écrivain cubain, qui écrit avant tout des romans policiers noirs.

Le personnage de Mario Conde apparaît pour la première fois en 1991 avec le roman « Passé parfait ». Le cycle qu’il a intitulé Les Quatre Saisons comprend 8 romans. Les Brumes du passé est le 6ième.
Je ne savais pas qu’il s’agissait d’une série avec le même héros et que je la prenais en cours de route, mais cela ne m’a pas gêné du tout dans l’intrigue, on peut donc les lire de manière indépendante.

Je n’aime pas trop le genre policier, les intrigues ne m’intéresse pas vraiment, je ne suis pas friande de ce genre de suspense…
Mais j’ai trouvé que l’intrigue policière dans ce roman restait très « soft« , elle était présente, mais pas au centre: Pour moi, c’était plus un prétexte, j’ai eu l’impression qu’elle était là plus pour nous parler de l’ancien Cuba et de ses merveilles.

Donc, cela ne m’a donc pas gênée du tout et j’étais plus passionnée par ce qui se trouvait dans la bibliothèque et les visions de l’age d’or de la Havane que par la résolution de l’enquête!

J’ai trouvé l’écriture très agréable. Elle m’a vraiment transporté dans ce pays, dans cette ambiance particulière, c’était impressionnant, j’avais vraiment l’impression d’y être émergée. C’était vraiment très agréable, rien que pour ce style, je serais prête à lire d’autres romans de l’auteur.

 

J’ai beaucoup aimé voir l’amère comparaison entre ces deux Cuba à deux époques différentes : alors qu’au présent, le pays meurt de faim et n’arrive pas à se relever sous la corruption et la pauvreté, Mario Conde fait remonter l’âge d’or du pays, quand La Havane était un univers magnifique, plein de café, de clubs et de musique, d’argent et de beauté.

J’ai beaucoup aimé plonger dans cette atmosphère de luxe et de misère en même temps. C’est tout un monde qui a disparu si vite et dont seuls les anciens se souviennent maintenant. Un univers coloré et vif, mais aussi impitoyable. On avait intérêt à avoir de l’argent si on voulait survivre correctement.

Et évidemment, la découverte de la bibliothèque était un rêve pour moi! Quelle merveille! Quelle chance! Cela doit être fabuleux de pouvoir fouiller et extraire les trésors d’une telle pièce! J’ai apprécié en apprendre un peu plus sur l’histoire de la littérature cubaine.

 

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Une belle découverte donc, une écriture agréable, avec une intrigue policière pas trop marquée. Je suis ravie de la découverte de ce roman et d’une facette de la littérature cubaine.

Je ne peux donc que vous le conseiller, j’ai vraiment passé un bon moment!

  • Extrait

La conviction que le monde pouvait être un champ de bataille mais qu’une bibliothèque était un terrain inviolablement neutre et collectif s’était enraciné dans son esprit comme un des apports les plus beaux de sa vie.

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