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Titre : Flaubert à la Motte-Picquet 
Auteure : Laure Murat
Date : 2015
Nombre de pages : 92

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  • Le Résumé

Laure Murat décide de faire l’inventaire de tous les titres et auteurs des livres qu’elle rencontre entre les mains des lecteurs dans les transports en commun, aussi bien à Paris qu’aux Etats-Unis ou elle enseigne.

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai entendu parler de ce petit livre sur le blog Le Salon de Mrs Pepys fin juillet et j’en avais parlé de manière assez enthousiaste à mon mari. Les derniers mois ayant été difficiles, il a sauté sur l’occasion pour me faire plaisir et il l’a inclus dans sa box littéraire fin juillet.

Et franchement, aussitôt reçu, aussitôt lu!

Il faut le dire, j’adore les livres qui parlent de livres, de réflexions littéraires, de pensées de lecteurs, de listes et de futures idées de lecture. J’étais donc sûre de trouver un certain intérêt à ce livre.

Si j’ai deux critiques à émettre, c’est tout d’abord son prix, qui est assez scandaleux je trouve. 8 euros pour moins de 100 pages, la maison d’édition se fait plaisir!

Et je trouve aussi ce documentaire beaucoup trop court…j’aurais voulu qu’il dure encore bien des pages, que son expérience soit plus longue et plus approfondie (qu’elle s’y consacre réellement un moment en fait!). Disons que je reste vraiment sur ma faim, c’est dommage!

A cause de cela, je suis obligée de le classer dans la catégorie « ni agréable ni désagréable », même si j’ai passé un bon moment ( une bonne heure quoi…), et c’est vraiment dommage. J’aurais vraiment voulu que cela soit plus qu’une sorte de passe-temps, une expérience sans conséquence, mais qu’elle se plonge véritablement dans cette idée. Du coup, je ne peux même pas vous en parler longuement, sous peine de raconter tout le livre.

Surtout que ses réflexions sont plutôt agréables à suivre et intéressantes! J’aime beaucoup ce qu’elle dit sur la lecture numérique, qu’elle compare au livre de poche (et du scandale de sa naissance à l’époque, voir la citation!), sur les coïncidences qu’elle rencontre. On a envie d’en savoir plus!

A la fin du documentaire, elle liste tous les livres qu’elle a rencontré. On peut y trouver des idées de lecture. J’aime bien cette partie, surtout que c’est typiquement quelque chose que je fais, essayer de voir ce que mes voisins de transport en commun lisent. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Aussi bien des essais que des romans, des classiques que des best-sellers…c’est assez drôle à voir!

Quand je prenais les transports en commun, je lisais rarement de gros pavés ou des classiques dans les trains, ayant du mal à me concentrer s’il y a trop de mouvements et de bruits. Je privilégiais plutôt les petits livres plus simples et rapides. Mais je lisais plusieurs livres à la fois, donc cela me facilitait la tâche!

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Un tout petit livre que je prendrais plaisir à feuilleter de temps à autre quand je ne sais plus trop quoi lire et que je suis somme toute contente de pouvoir mettre à côté de mes livres sur la lecture.

Trop court et un peu trop cher, il y a des réflexions intéressantes et cela peut donner des idées de lecture. Mais je ne peux pas vous encourager à l’acheter les yeux fermés, feuilletez le avant à la librairie ou à la bibliothèque afin de ne pas être déçus.

 

  • Extrait

Le triomphe (relatif) de Flaubert n’est rien au regard de l’apothéose très objective du grand gagnant du métro, le roi des rames : le livre de poche. On fête justement cette année (2013) ses soixante ans, occasion pour rappeler les cris d’orfraie proférés à sa naissance, le 9 février 1953, par les meilleurs esprits : Hubert Damisch dénonçant « une entreprise mystificatrice puisqu’elle revient à placer entre toutes les mains les substituts symboliques des privilèges éducatifs et culturels » ; Jean-Paul Sartre s’interrogeant : « Les livres de poche sont-ils de vrais livres? Leurs lecteurs de vrais lecteurs? ».
On pouffe aujourd’hui. Mais lisez un peu les crétineries ânonnées sur le livre numérique et on en reparlera. 

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