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Titre : Azteca 
Auteur : Gary Jennings
Date : 1980
Nombre de pages : 1056

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  • L’intrigue

Le roi Charles Quint cherche à en savoir plus sur le monde aztèque qu’il a conquit et demande à un évêque de trouver un autochtone capable de décrire l’histoire et les coutumes du pays.

L’évêque, bon gré mal gré se retrouve à écouter et retranscrire l’histoire d’un vieil homme Mixtli, qui fut scribe puis marchand et qui a assisté à l’apogée et au déclin de son peuple.

  • Ce que j’en ai pensé

Ce roman est sorti de la book-jar pour le mois de juillet. Et il était temps, il végétait dans ma PAL depuis 4 ans. J’étais assez curieuse de le lire, même si je n’étais pas forcément ravie. Je ne suis pas très fan des romans historiques, c’est un genre qui ne m’attire pas vraiment. Par contre un tel roman me semblait parfait pour l’été!

Mais ma fatigue et les vacances en famille ont fait que je ne l’ai terminé que mi-août. Ce fut donc quasiment ma seule lecture du mois de juillet 2016…Après il fait plus de 1000 pages, il faut donc un certain temps pour le lire! Avant, je lisais ça en une semaine…mais ça, c’était avant!

Il s’agit donc d’une énorme fresque du monde des aztèques et du Mexique. Et plus précisément du peuple des Mexicas, qui vivaient dans la magnifique cité de Tenochtitlan (à présent l’actuel Mexico pour situer). Grâce au récit de cet homme, on assistera à l’apogée de ce peuple puis à son lent déclin et à sa mort par la conquête des chrétiens.

Mixtli est un personnage assez extraordinaire, il faut le dire. Il a vu énormément de choses, fait énormément de choses… c’est un des défauts de ce roman. Le héros en fait trop : scribe, soldat, marchand, noble, il a côtoyé sans soucis les plus grands, les plus belles… il a eu le temps de vivre 25 vies en 50 ans, cela est assez peu crédible. Mais on ne s’y attarde pas tellement.
Je dois dire que je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à cet homme (sauf à certains moments absolument terribles, où souvent on pourrait le traiter d’inhumain, mais là, au contraire, il m’a paru plus crédible et humain que jamais…) mais cela ne m’a pas posé de problèmes. Pour moi, il était plus un prétexte à la découverte de ce monde qu’un personnage qu’on suit passionnément.

Et en tant que marchand puis noble, il a eu l’occasion de beaucoup voyagé et de nous permettre de bien découvrir tout le Mexique avant la conquête des blancs.

Ce que j’ai certainement préféré dans ce roman, c’est en apprendre plus sur ces civilisations!
Il faut dire que je n’y connaissais absolument rien. J’ai donc été surprise d’apprendre l’existence d’autant de peuples différents, de certains coutumes (pour moi, incas et aztèques, c’était kifkif…).

C’étaient des peuples incroyables, avec une histoire forte, de belles découvertes…Leurs multitudes de Dieux, leurs croyances, leurs manières de construire, de régir les populations…
Les blancs n’ont finalement pas inventé grand chose de ce côté-là et c’est un crève-cœur de tout voir détruit par le gagnant historique.
Par contre, plusieurs coutumes peuvent nous sembler très choquantes : les sacrifices humains, le cannibalisme, les guerres des fleurs, certains châtiments…notre société actuelle est incapable de les comprendre et de les cautionner.

A quel point par contre l’auteur n’invente-t-il pas certaines coutumes? Ou transforme-t-il certaines rumeurs en fait? Je n’en sais rien. J’ai lu qu’il avait longuement étudié ces populations avant de se lancer dans l’écriture, mais je suis obligée de lui faire confiance, parce que je ne sais pas où commencent les rumeurs et où s’arrêtent les faits.

C’est clairement un roman pour adulte par contre (ou jeunes adultes) il y a beaucoup de scènes à caractère sexuel, ou des descriptions de torture ou de châtiments assez difficiles à lire. Je ne le conseillerais pas forcément à un adolescent.

Le récit de Mixtli est entrecoupé par les lettres de l’évêque qui passe son temps à se plaindre amèrement de devoir écouter un tel païen. A part pour montrer que le temps passe, je n’ai pas trop vu l’intérêt de ces lettres, à part peut-être nous le rendre très antipathique? Parce qu’au bout d’un moment, on a juste envie de lui dire d’obéir à son souverain et d’arrêter de se plaindre!

L’auteur est très critique envers le christianisme et ses prêcheurs, fort justement d’ailleurs, on ne peut pas dire que la découverte du Nouveau Monde et le massacre des populations soient un des points forts de la chrétienneté, loin de là.
C’est même assez abominable de lire aussi bien l’anéantissement de plusieurs peuples, mais aussi de leur Histoire, réduite en cendres au nom de Dieu. Et de voir que ce n’est pas les armes qui ont permis la victoire des blancs, mais les microbes (bonjour la petite vérole…), c’est encore plus rageant pour eux.

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Un roman historique intéressant, que je suis contente d’avoir enfin sorti de ma PAL et lu! Je ne pense pas le garder longtemps en mémoire, mais j’ai tout de même passé un bon moment et je peux vous le conseiller si vous chercher une grande fresque historique sur les aztèques ou un roman qui vous fera passer agréablement le temps tout en apprenant beaucoup de choses!

  • Extrait

J’ai assisté à de nombreux offices dans vos églises depuis le jour où je me suis converti et j’en suis venu à penser que le christianisme présenterait bien plus d’attraits pour les païens si les prêtres de Votre Excellence décrivaient les délices du Ciel avec autant de pittoresque et d’exaltation qu’ils s’étendent sur les horreurs de l’Enfer.

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