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Le week-end dernier a eu lieu le dernier week-end à 1000 de l’année.
Pour rappel, le Week-end à 1000, organisé principalement par Lili Bouquine est un week-end, où on essaye tout simplement de lire 1000 pages du vendredi 19h à dimanche minuit.

J’ai décidé de faire tranquillement le challenge dans mon coin, sans me prendre la tête. Soyons honnête, je savais parfaitement que je n’aurais ni le temps ni même l’énergie de lire 1000 pages en ce moment. C’est donc sans pression que j’ai lu un peu plus que d’habitude durant ces deux jours.

J’avais surtout envie d’expédier la petite pile de documents que j’avais emprunté à la bibliothèque le samedi même.
J’ai donc craqué à la bibliothèque, il fallait bien que cela arrive!^^  Mais dans mon craquage, j’ai été très raisonnable, puisque je n’ai pris aucun roman. J’ai pris quelques BDs et deux essais.

J’ai donc eu envie de les lire très rapidement pour vite les rendre et retourner à mon challenge de PAL.

Voici donc ce que j’ai donc lu :
– 88 pages de mon roman en cours « Le Monde selon Garp » de John Ivring
– Le tome 3 de la BD « Les vieux Fourneaux » de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet
– Les 3 tomes de « Zombillénium » d’Arthur de Pins
– L’essai /pièce de théâtre « Monologues du Vagin » d’Eve Ensler
– L’essai « Vous êtes fous d’avaler ça » de Christophe Brusset

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Ce qui fait un total de 686 pages.
Ce n’est pas trop mal, vu le peu de temps où j’ai pu réellement lire, mais en sachant qu’une grande partie est représentée par la BD, ce qui se lit bien plus vite, ce n’est pas extraordinaire.

Je vous reparle prochainement des trois tomes de Zombillénium dans un autre article.

Voici, assez rapide, ce que j’ai pensé de mes autres lectures terminées :

Titre : Les vieux Fourneaux T.3 Celui qui part
Auteur : Wilfrid Lupano
Illustrateur : Paul Cauuet
Date : 2015
Nombre de pages : 64

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Quand j’ai vu que ma bibliothèque avait enfin le 3e tome, je dois dire que je n’ai pas hésité, j’ai sauté dessus (et c’est cela qui a entraîné tous les autres emprunts d’ailleurs…Foutue pour foutue, autant en profiter!). J’étais tellement contente de pouvoir enfin connaitre la suite des aventures de ces 4 personnages!

Voici l’article où je parlais des deux premiers tomes Ceux qui restent et Bonny and Pierrot

Ici, on se concentre sur le personnage de Mimile, sa jeunesse et ses voyages à travers le monde.

Et on retrouve cette fraîcheur et l’originalité qui font cette BD! C’est toujours aussi loufoque, toujours aussi drôle et les personnages sont toujours aussi attachants. On peut se sentir proches d’eux.

Il n’y a pas un suspense de dingue évidemment, il s’agit d’une histoire basée sur les souvenirs et la vie quotidienne, mais je trouve qu’au milieu de toutes ces bandes-dessinées de super-héros, de thrillers et compagnie, elle fait beaucoup de bien.

Mon personnage préféré reste vraiment Pierrot avec ses idées et son anti-conformisme qui est juste fantastique! J’aimerais avoir encore une telle pêche à son âge!

Je ne veux pas vous en dire plus, histoire de ne pas vous spoiler, mais je ne peux que vous conseiller de vous ruer sur cette série si vous ne la connaissez pas encore. Un tome 3 digne des deux premiers en tout cas!
J’ai hâte de découvrir le quatrième et – normalement – dernier tome!

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Titre : Vous êtes fous d’avaler ça!
Auteure : Christophe Brusset
Date : 2015
Nombre de pages : 266

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C’est sur le blog de Delphine que j’ai entendu parler de ce petit livre. Depuis que j’ai mes enfants, j’essaye autant que possible de changer ma manière de vivre, que cela soit pour le nettoyage, le recyclage, ou la nourriture.

Ce n’est pas facile tous les jours et parfois souvent je me facilite la vie. Mais régulièrement je lis des essais et des documentaires pour essayer de me forcer à me bouger et à changer les choses. Lire certaines choses, comprendre certaines pratiques, c’est très efficace pour arrêter d’être paresseuse!

Je l’avais déjà fait avec deux essais sur qui avait été assez terrifiants « No steak » d’Aymeric Caron et « Faut-il manger les animaux? » de Jonathan Safran Foer et j’ai donc recommencé avec celui-ci.

Et franchement, je l’ai dévoré ^^ en quelques heures, absolument dégoûtée par ce que je lisais.

Christophe Brusset est un homme qui a travaillé durant 20 ans dans l’industrie agro-alimentaire. Il est donc plutôt bien placé pour nous raconter en détails ce qui s’y passe. Ici l’auteur parle en particulier des premiers prix dans les magasins.

Franchement, c’est juste déprimant en fait. Tout, absolument tout est trafiqué, touché, changé, transformé. Et pas en bien évidemment.
Je ne m’étais pas rendue compte à quel point on ajoutait différents additifs dans les plats. C’est stupéfiant. Pour la couleur, la texture, le gout, l’odeur, le poids, trafiquer les analyses…pour tout et n’importe quoi!

Cette industrie, qui devrait – normalement dans un monde utopique-soyons-fous! – nous aider à manger mieux, nous empoisonne tranquillement et légalement sans le moindre scrupule.
Oui, j’ai des mots assez durs. Si la plus part des additifs sont sans danger – pour le moment – ils restent en grande partie non nécessaires à notre alimentation et juste là pour cacher leurs tricheries. 

Il y a tellement de failles – des gouffres plutôt – dans la loi, de magouilles, de gens malhonnêtes, de personnes paresseuses, ou des pays susceptibles à ne pas vexer que j’ai l’impression qu’on ne peut pas s’en sortir.
Une seule chose importe : notre argent.

On peut se dire qu’on ne craint rien, que la plupart de ces horreurs ont surtout lieu dans des pays lointains , comme la Chine ou l’Inde. Que l’Europe est le continent le plus strict envers ce que contient les aliments. Mais souvent, ce qu’on mange provient de ces pays-là.
A l’industrie alimentaire après de transformer, jouer avec les chiffres, diluer, multiplier les lieux pour le faire passer nos frontières.

L’exemple le plus criant est qu’on peut appeler un produit « produit français » s’il a été « transformé » en France (contrairement à l’appellation « origine France ». Il n’est nullement obligatoire qu’il vienne de France, il peut très bien venir de Chine, tant que les industries le transforment sur le sol français, c’est bon.
Et on peut d’ailleurs aller jusqu’à appeler « transformation en France » juste le fait de changer les produits de cartons! Oui!!

L’auteur termine en accusant le consommateur de se laisser faire. Et il n’a pas tort. On est toujours ravi de se nourrir pour pas cher. On fait confiance, on ne regarde ou ne comprend pas les étiquettes et les ingrédients et souvent, on ne cherche pas à comprendre.
Il est logique que de la qualité soit plus onéreuse. Et que de la basse qualité soit peu chère, comme la confiture à la fraise, qui…ne contient absolument pas de fraise (aromate et sucre, bonjour!)…

Je dois dire que ce livre m’a bouleversé. Je ne regarde plus du tout mon supermarché pareil. Je m’interroge sur énormément de choses. J’ai du mal à faire confiance et je scrute (en n’y comprenant pas grand chose) la liste des ingrédients.

Je ne vais plus jamais acheter du premier prix. Déjà que je n’en prenais pas souvent, là, c’est vraiment terminé. Et je vais arrêter autant que possible les produits des marques des supermarchés.

Je ne peux que vous conseiller de lire ce documentaire si vous souhaitez en savoir un peu plus. Je ne pense pas que l’auteur exagère ses propos ou invente. Hélas, tout cela me semble bien trop crédible.

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Titre : Monologues du Vagin
Auteure : Eve Ensler
Date : 1998
Nombre de pages : 127

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C’est ma déception de ce week-end. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais avec ce petit livre, mais je n’ai absolument rien ressenti du tout. Je l’ai lu, en moins d’une heure et c’est tout. Je me suis même bien ennuyée si on est honnête.

L’auteure a décidé de faire parler les femmes de leur vagin : ce qu’elles en pensent, comment elles vivent avec lui. Si au début, elles ont du mal à en parler, très vite, elles se laissent aller à des confidences. Finalement, c’est bien la première fois qu’elles peuvent réellement en parler.

J’aurais voulu peut-être me reconnaître dans les témoignages? Peut-être est-ce parce qu’il commence à dater? Que les textes sont parfois trop « poétique » et compagnie? Est-ce que par hasard je me sens finalement trop mal à l’aise avec ce thème?

Je pense que ce texte doit beaucoup mieux passer au théâtre – il s’agit d’une pièce de théâtre en fait – que par écrit. Il me manque le rythme et la voix, les intonations de cette femme, qui revendique de parler d’un des organes les plus importants du corps de la femme.

 

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Voilà pour le bilan du week-end à 1000!
Cela m’a fait du bien de lire des bandes-dessinées, cela me manquait! Ce fut en tout cas un petit week-end bien sympathique avec des lectures intéressantes et drôles.

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