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Titre : Le Pingouin
Auteur : Andreï Kourkov
Date : 1996 (2000 en France)
Nombre de pages : 274

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  • L’Intrigue

Victor Zolotarev a adopté un pingouin dépressif du nom de Misha, afin de peupler sa solitude. Il essaye tant bien que mal de survivre sans travail fixe, ses piges de journaliste n’étant pas forcément recherchées.

Un jour, un patron d’un quotidien lui propose d’écrire des nécrologies de personnalités pourtant encore en vie. Ce travail saugrenu est bien payé, Victor saute sur l’occasion et surnomme ses textes « les petites croix », puisqu’il s’est fait une liste des personnalités et qu’il fait une petite croix près du nom, une fois son texte terminé.

Mais un jour, il se rend compte que ses « petites croix » se mettent à mourir, de plus en plus rapidement. Dans quoi s’est-il engagé?

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai sorti ce roman de ma PAL au hasard, je voulais prendre un grand format et l’image du pingouin me donnait envie, puisqu’il me faisait penser à l’hiver. J’aime bien choisir mes lectures en fonction des saisons. Et ici, cela ne rate pas, une grande partie du roman a lieu lors d’un hiver très froid.

J’avais récupéré ce livre dans les pilons de la bibliothèque. Il était en coup de cœur, je me suis dit que je ne risquais rien…
Ce fut une lecture en demie-teinte…ni agréable ni désagréable en fait. Je l’ai lu, assez rapidement, il se lit plutôt bien, mais j’ai été contente de le finir.

Je ne sais pas trop pourquoi, mais je n’ai rien ressenti de particulier, j’ai même été un peu décontenancée par l’histoire au début puis pas vraiment passionnée.

Il se peut – et c’est fort probable – que je ne m’y connais pas assez en littérature slave et russe, surtout l’actuelle, que je ne connais pas les codes, les manières d’écrire et les modes…je n’ai donc pas toutes les clefs pour bien apprécier ce roman, je pense et cela a du beaucoup jouer. 

L’ambiance de ce roman, l’histoire et le style sont…assez particulier.
L’auteur pose un regard très ironique et loufoque sur la société post-soviétique. Il s’agit ici de la ville de Kiev (Ukraine donc pour les mauvais en géographie). Certaines scènes ont même un côté complètement surréalistes. On ne s’y sent pas en sécurité, on est sur le qui-vive, il y a des morts, des blessés, sans qu’on comprenne pourquoi. On comprend bien qu’il y a des personnes haut placées qui décident à notre place.

On se retrouve alors au cœur d’une énorme magouille de la mafia, avec des situations plus rocambolesques les unes que les autres, des personnages aux comportements vraiment étranges, des retournement de situation extraordinaires…c’était un peu trop surréaliste pour moi, même si je comprends où l’auteur va.

Sous cette grande farce, on voit à quel point les pays de l’Est se sont retrouvés complètement seuls et sans lois après l’effondrement de l’Union Soviétique. C’est clairement la loi du plus fort qui est Reine. Quand on est pas un puissant, il vaut mieux se faire petit et espérer passer au travers. On le voit bien, Victor évite de poser des questions et essaye de vivre le plus normalement possible et surtout le plus longtemps possible.

Il y a quand même beaucoup d’humour dans ce récit, grâce aux personnages secondaires, qui apportent des situations cocasses et j’ai souri plusieurs fois.

J’ai aimé la relation qui unissait Victor et Misha. Ces deux personnages se ressemblent beaucoup. Tous deux dépressifs, solitaires, ils forment un couple assez particulier. Ils se comprennent et essayent de s’aider mutuellement.

J’ai bien aimé le côté un peu amer et fataliste de la fin par contre. J’ai trouvé que cela faisait une fin vraiment parfaite pour ce drôle de roman. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, j’y ai trouvé quelque chose, je suis contente d’avoir découvert cet auteur, mais cela n’a pas été une lecture forcément agréable.

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Je ne me suis pas ennuyée, mais je n’ai pas été touché par ce roman, ni en bien ni en mal. J’ai compris où l’auteur voulait en venir, mais j’ai été contente de le terminer et de passer à autre chose.

J’ai appris qu’il y avait un tome 2, mais je ne compte pas le lire et je ne compte pas garder ce roman sur mes étagères non plus.

  • Extrait

A chaque époque sa « normalité ». Ce qui, auparavant, semblait monstrueux, était maintenant devenu quotidien, et les gens, pour éviter de trop s’inquiéter, l’avaient intégré comme une norme de vie, et poursuivaient leur existence.

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