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J’ai lu quelques romans durant le mois d’avril (+ un au mois de mars). Des lectures qui furent sympathiques, parfois un peu décevantes. Uniquement des romans de ma PAL, dont deux qui y étaient depuis peu.

Je vais donc vous en parler rapidement et en un seul article des livres suivants :

  • Grâce et dénouement d’Alice Ferney
  • Lady Hunt d’Hélène Frappat
  • Quand rentrent les marins d’Angela Huth
  • Mangue amère de Bulbul Sharma

Mon préféré (et le seul qui sorte vraiment du lot) est « Quand rentrent les marins d’Angela Huth ». Je ne peux que vous le conseiller vivement.

 

Titre : Grâce et dénouement
Auteure : Alice Ferney
Date : 1997
Nombre de pages : 187

L’intrigue

Une bibliothécaire décide de proposer ses services de lecture à un petit groupe de gitans qui vit illégalement sur un terrain dans une banlieue lointaine.
Chaque semaine, elle arrive avec des livres et se met à raconter des histoires aux enfants. Au départ méfiants, ils apprennent à connaitre et à apprécier cette femme et même à attendre sa visite.
Esther elle, apprend à connaitre Angélique, la matriarche et ses cinq fils, ainsi que leurs épouses et leurs enfants. Elle s’initie à leur manière de vivre au jour le jour.

Ce que j’en ai pensé

Cela faisait peu de temps que j’avais ce petit roman dans ma PAL. Je me suis décidée à le sortir durant le mois d’avril, ayant envie d’un petit livre.

J’avais beaucoup aimé Le Règne du vivant, sorte de roman-documentaire sorti en 2014. Et franchement, le thème (apporter la culture et la lecture aux plus démunis) de part mon métier (bibliothécaire)  ne pouvait que m’attirer et me plaire. C’est donc avec une relative confiance que j’avais entamé ma lecture.

Ce fut hélas une lecture ni agréable, ni désagréable pour moi.
Je n’ai pas été transcendée par ce texte… alors que le thème me semblait passionnant, je l’ai lu sans passion ni engouement, curieuse de savoir la suite et la fin, mais pas plus que cela.

Je m’attendais à ce que l’accent soit mis un priorité sur l’accès à la culture et peut-être moins sur la vie des gitans. Je n’ai pas du tout réussi à m’identifier au personnage d’Esther , que j’ai trouvé assez froide et impersonnelle…
En fait, c’est tout le texte que j’ai trouvé assez froid. Et neutre. Est-ce par pudeur et respect pour ce peuple aux mœurs inhabituels? Toujours est-il que je n’ai pas été touché par l’écriture.

J’ai un autre roman de cette auteure dans ma PAL, j’espère que cette future lecture sera plus enthousiasmante.

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Titre : Lady Hunt
Auteure : Hélène Frappat
Date : 2013
Nombre de pages : 320

L’Intrigue

Laura est obsédée depuis plusieurs mois par un rêve étrange : elle est devant une maison qu’elle croit connaitre et se sent attirée à l’intérieur.
Un jour, alors qu’elle fait visiter un appartement à Paris – étant agente immobilière – elle est témoin de la disparition étrange d’un enfant. Enfant, qui finit par réapparaître dans une pièce au bout de quelques heures. Que c’est-il passé? Y-a-t-il un rapport avec son rêve? Est-ce lié à la malédiction qui entoure sa famille?

Ce que j’en ai pensé

J’ai reçu ce livre il y a maintenant un an et demi pour noël. Le résumé m’avait intrigué et plu et j’avais lu plusieurs bonnes critiques.

J’ai été un peu déçue par ma lecture, si je suis honnête. Je crois que je m’attendais à autre chose. J’aimais beaucoup le titre, le principe de réinventer le roman gothique me plaisait bien.

Le début également était assez prometteur. J’avais envie d’en savoir plus sur ce rêve, sur sa famille.

Mais c’était peut-être trop…nébuleux, trop mystérieux. L’auteure a fini par me perdre et j’ai eu beaucoup de mal à me raccrocher ou à m’identifier. L’aura qu’elle dégage, les disparitions, ses « malaises » dans certaines maisons…c’était trop pour moi. Je n’arrivais plus à y croire.

Cependant il y a quand même plusieurs points positifs : l’écriture est plutôt agréable, certains passages sont passionnants, la fragile frontière entre le réel et le fantastique est plutôt bien décrite. Il soulève également un point très intéressant : quand il s’agit d’une maladie héréditaire et incurable, vaut-il mieux vivre dans l’ignorance ou dans la connaissance?
Et surtout, Laura est agente immobilière dans le Quartier de Ternes à Paris, quartier que j’ai habité pendant plusieurs années. C’était un véritable plaisir de le retrouver.

Bref, une lecture pas mauvaise mais pas extraordinaire, que je suis contente d’avoir terminé.

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Titre : Quand rentrent les marins
Auteure : Angela Huth
Date : 2013
Nombre de pages : 384

 

L’Intrigue

Myrtle et Annie sont deux femmes de pécheurs dans un petit port de l’Ecosse. Si la première est modeste et réservée, la seconde est pleine de vie et séductrice. Pourtant elles sont meilleures amies et partagent presque tout.
Complémentaires, elles patientent et tremblent en même temps tous les jours jusqu’au retour de leurs maris de mer. Myrtle essaye de tempérer Annie, qui elle essaye d’amener Myrtle à se dépasser.
Mais un jour, le pire arrive et l’amitié a du mal à se maintenir…

Ce que j’en ai pensé

J’ai découvert ce roman (et cette auteure d’ailleurs) durant le mois de mars et j’ai été ravie de cette lecture! Ce fut un moment agréable, que je ne regrette absolument pas. Ce roman méritait d’ailleurs un article à lui tout seul, mais comme la lecture commence à dater, j’ai préféré l’intégrer à celui-ci.

Angela Huth parvient à nous dépeindre l’histoire de Myrtle avec beaucoup de réalisme : j’ai adoré suivre le quotidien de cette femme de pécheur, ses peurs et ses craintes, ses angoisses et ses joies.
On la compare parfois à Jane Austen et il est vrai que j’ai pensé à cette grande auteure plusieurs fois durant ma lecture. Ses personnages sont plein de vie, raisonnent ou s’entre-déchirent au nom de la passion ou des préjugés (ou encore de l’orgueil coucou Jane Austen!)

Myrtle est un personnage très agréable à suivre. C’est une femme forte et indépendante, très différente du reste du village : son manque de beauté l’a rendue très tôt lucide sur le caractère assez vain de beaucoup de personnes. J’aimais beaucoup son couple avec Archie, que je trouvais particulièrement bien assorti.
J’ai eu un peu plus de mal avec le personnage d’Annie, avec qui je n’avais pas d’affinité. Son amitié avec Annie n’est pas un mystère, je vois comment elle a pu fonctionner, mais je ne la comprend pas. A part le fait que sinon il n’y a personne d’autre pour elle dans ce village.

Il s’agit de la vie quotidienne d’un petit village, où les hommes sont ou pécheurs ou ouvrier dans l’industrie de pèche.
Dans ce genre de petit village, tout le monde connait tout le monde depuis toujours, tout se sait et tout s’espionne et cancane. Difficile d’avoir réellement une vie privée une fois sortie de la chambre à coucher. Cela doit être compliqué à vivre et Myrtle avait forcément du mal à s’y faire, elle qui refuse de laisser aller ses émotions à la face des autres (et avec raison d’après moi!^^).

J’ai vraiment dégusté cette petite lecture tranquille durant plusieurs jours. Cela m’avait fait beaucoup de bien sur le moment.

Ce fut donc une agréable lecture et je vais essayer de lire les autres ouvrages de cette femme (j’ai d’ailleurs « Les Filles de Hallows Farm » dans ma PAL). Je ne peux vous conseiller ce roman.

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Titre : Mangue amère
Auteure : Bulbul Sharma
Date : 2009
Nombre de pages : 170

L’Intrigue

Alors qu’un groupe de femme prépare un somptueux repas pour un rituel consacré à l’anniversaire de la mort d’un de leurs parents, Bhanurai Jogt, elles se laissent aller et se mettent à raconter des morceaux de leur vie : d’âge plutôt mûrs, elles ont eu l’occasion de connaitre beaucoup de peine et des joies et échangent avec plaisir sur les histoires étranges de leurs vies.

Ce que j’en ai pensé

Cela faisait très longtemps que j’avais envie de découvrir cette auteure! J’ai fini par trouver celui-ci à petit prix et je n’avais pas hésité.

Il s’agit donc d’un petit recueil de nouvelles, puisque chaque invitée va partager une histoire différente avec le reste du groupe.

Si ce fut une lecture plutôt agréable, une semaine après l’avoir lu, je ne me souviens pas d’une nouvelle qui soit sortie du lot.
Comme d’habitude, il est très difficile de parler d’un recueil de nouvelles…je ne sais jamais trop quoi en dire ou comment.

Le thème commun à toutes ses histoires est finalement la place et la condition de la femme indienne dans son pays et dans sa famille.

La condition des femmes en Inde étant bien plus précaire et fragile qu’en France, ce sont des histoires assez terribles tout de même, d’exploitation, de soumission.
Pourtant, quand on observe ces femmes, on se rend compte qu’elles viennent de milieu différent, que certaines ont eu l’occasion de voyager, d’étudier…pourtant, finalement la tradition fait qu’elles se retrouvent toutes dans certaines situations.

Certaines nouvelles sont assez tragiques, d’autres très drôles…il y a toujours une toute petite part d’amour ou d’espoir dans ces lignes qui est attendrissante (ou tragique au contraire…cela dépend de l’humeur du lecteur j’imagine!).

Alors je préviens, quand on lit ce livre, on a envie de manger indien. Tout le temps. Et beaucoup.^^
On a vraiment l’eau à la bouche et c’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié durant ma lecture. Et du coup, j’ai envie de manger indien, là maintenant. 

Bref, un petit recueil de nouvelle sympathique, que j’ai pris plaisir à lire. Mais je ne pense pas me lancer dans les autres romans de l’auteure, celui-ci m’aura suffit.

 

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