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Je vais vous parler de deux petits romans que j’ai lu courant mai dans cet article. Deux livres sympathiques, mais sans plus hélas, c’est pourquoi je préfère les rassembler en un seul article, puisque je n’ai pas grand chose à en dire finalement.

Les titres chroniqués sont donc :

  • Funérailles célestes de Xinran
  • Amours de Léonor de Récondo

Titre : Funérailles célestes
Auteure : Xinran
Date : 2004
Nombre de pages : 220

  • L’Intrigue

Nous sommes en 1956 et Wen et Kejun sont de jeunes étudiants en médecine plein d’espoir de la renaissance de la Chine avec le communisme. Kejun s’enrôle peu de temps après son mariage dans l’armée et part au Tibet.
Wen apprend la mort de son époux quelques mois plus tard. Mais elle refuse d’y croire et décide de partir à sa recherche ou au moins, comprendre ce qui lui était arrivé.

 

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai vu ce petit livre il y a quelques semaines sur une chaîne Book-Tube et cela m’a donné envie de le lire. J’avais déjà découvert et beaucoup aimé l’auteure avec deux autres livres, Chinoises et Les Baguettes chinoises (attention, cette critique date du tout début du blog, je ne sais pas trop ce que cela vaut^^). J’avais très envie de la lire encore, tellement j’en gardais un bon souvenir.

Ici, hélas, c’est un petit peu plus mitigé. J’ai passé un moment sympathique de lecture, surtout grâce à la découverte du Tibet, que je ne connais absolument pas. Je dois avouer à ma grande honte que dans ma tête, c’était une sorte de « suite de la Chine » alors que je ne pourrais pas être plus dans le faux.

Dans ce roman, on découvre la culture, les coutumes et surtout la religion très particulière des tibétains. C’est une spiritualité vraiment à part. J’avais d »ailleurs trouvé très juste quand l’héroïne disait que finalement tout le pays n’était qu’un immense temple bouddhiste.

Je l’ai dit, c’est vraiment la description de ce pays qui est émerveillement. Ces paysages, cette immensité déserte, couplé à ce silence à la fois pesant et magnifique.

Mais j’ai surtout eu beaucoup de mal à comprendre le personnage. Je trouve qu’elle s’est carrément laissée aller. Je ne comprends pas sa décision de rester dans cette famille durant toutes ses années. Elle était prête à tout pour retrouver son mari, à s’engager, à traverser son pays, à et finalement…et bien rien.

Je veux dire, elle n’y reste pas quelque mois sans rien faire, elle y reste 30 ans quoi!! Alors qu’au moins, une fois par an, elle aurait pu entrer en contact avec d’autres personnes qui auraient pu l’emmener un peu plus loin et ainsi de suite…Non c’est resté un mystère pour moi. C’est certes une belle histoire d’amour, mais toutes ses années à la recherche de son époux sans rien chercher du tout? Bof.
Oui sur le coup, je suis pas méga romantico-spirituelle^^ Je suis restée complètement hermétique à la beauté du geste!

 

Je retiens ce roman pour la découverte du Tibet qu’elle m’a offert, mais je lui préfère nettement Chinoises que j’avais vraiment adoré. Ici, je suis ressortie non pas déçue, mais dans l’incompréhension. Cela reste un beau roman plein de beauté et de poésie.

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Titre : Amours
Auteure : Léonor De Récondo
Date : 2015
Nombre de pages : 276

  • L’Intrigue

En 1908, dans le huis clos d’une maison bourgeoise du Cher, s’épanouit le sentiment amoureux le plus pur- et le plus inattendu. Victoire, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, attend depuis cinq ans un fruit de cette union malheureuse. Lorsque la bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré. Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit.

  • Ce que j’en ai pensé

Ayant vraiment adoré Pietra Viva, je m’étais lancée dans cette lecture assez confiante et sans trop me poser de questions. Et j’ai été un peu déçue sur le coup.

Je ne m’attendais d’abord pas du tout à cette époque et cette ambiance. Passer de Michel Age à un milieu bourgeois des années 1900, c’est un grand pas en avant! J’ai donc été assez surprise.

De plus, je n’ai pas retrouvé la légèreté du style qui m’avait tant enchanté.

Et enfin, je n’ai du tout réussi à m’identifier aux personnages. Je suis restée vraiment en surface de l’intrigue sans pouvoir m’impliquer.
Plusieurs personnages m’ont beaucoup BEAUCOUP agacé : Anselme qui traite Céleste comme un meuble (?!!?), Victoire pour laquelle j’ai eu assez peu de sympathie et même Céleste un peu, même si franchement, la pauvre n’est pas aidé loin de là.

On se rend bien compte quand même à quel point être domestique n’était pas du tout vraiment éloigné de l’esclavage. Les maîtres disposaient d’eux, comme ils le souhaitaient et ça sans le moindre état d’âme. Cela m’a d’ailleurs fait penser au roman de d’Octave Mirabeau Journal d’une femme de chambre.

[Attention je spoile tout tout tout]

Pourtant les thèmes du roman étaient très intéressants :
Le principal bien évidemment, l’homosexualité, considéré comme un péché et un délit grave à cette époque.
J’ai trouvé que l’auteure en parlait bien, en particulier sur la découverte de leurs corps, comme ci, en découvrant l’amour, elles se découvraient elles-même. Il y a de très beaux passages.

On parle également de parentalité : qu’est-ce que c’est? Victoire qui peine à faire le lien entre le bébé et elle, Anselme qui part du principe que le plus important, c’est la « descendance » et que les bébés, ce sont des affaires de bonnes-femmes. Quand à Céleste…j’ai eu un peu de mal à la situer. Elle aime son enfant, mais refuse de le considérer comme tel, elle lui sauve la vie, mais l’abandonne après.

Mais j’ai également été agacée par la fin. Je ne savais pas du tout comment cela allait / pouvait bien finir, mais j’ai trouvé Céleste assez égoïste de décider de mourir ainsi. Parce qu’elle laisse la pauvre Victoire seule, avec un époux qu’elle n’aime pas et ne pourra jamais aimé et condamner au mensonge et à la solitude. C’est affreux tout de même.

Je l’ai donc lu sans peine, mais sans beaucoup de plaisir non plus. Je vous recommence donc plutôt Pietra Viva qui avait été une très belle lecture. Il me reste un roman de cette auteure dans ma PAL et je le lirais avec plaisir tout de même, en espérant être plus séduite cette fois-ci.

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