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Titre : Je suis ton soleil
Auteure : Marie Pavlenko
Date : 2017
Nombre de pages : 466

  • L’Intrigue

Déborah va commencer son année de terminale de manière assez catastrophique : elle n’a plus de chaussures à part une paire de botte, elle n’est pas dans la même classe que sa meilleure amie, sa mère est plus étrange que jamais et se met à découper frénétiquement des magazines. Mais le pire reste tout de même d’apercevoir son père en compagnie d’une inconnue aux longs cheveux.

Alors qu’il faut se concentrer sur le bac, essayer de se trouver de nouveaux amis, faut-il tout raconter à sa mère qui se voile les yeux ou continuer à prétendre que tout va bien?

  • Ce que j’en ai pensé

Je n’avais absolument pas entendu parler de ce titre avant que Saleanndre du blog Le Monde dans les Livres n’en parle comme coup de cœur dans un article.
J’ai été assez intriguée et un soir, alors que j’avais envie d’une lecture tranquille et rapide, je l’ai trouvé en numérique et je me suis lancée.

Et j’ai bien fait! Mon quotidien est bien rempli en ce moment, cette lecture-plaisir a vraiment réussi à me déconnecter et me faire passer un très bon moment. Je l’ai d’ailleurs lu très rapidement, avalant les 400 pages en moins de deux jours.

Bien évidemment, ce n’est pas le roman du siècle et encore moins celui de l’année, mais c’était exactement ce qu’il me fallait à ce moment-là, c’était agréable et distrayant et plutôt « bien foutu ».

De plus, les titres des chapitres sont des citations « remaniées » pour faire sens au récit, mais qu’on arrive à reconnaître sans trop de mal. Il y en a pour tous les goûts : chansons, titre de romans…C’est une petite touche en plus très sympa.

Ce n’est pas vraiment l’intrigue qui est le plus intéressant : c’est une vie assez banale, une lycéenne en dernière année (et c’est là que je me rappelle que cela fait 10 ans cette année que j’ai passé le bac…déjà…), les cours, l’amour, l’amitié les parents…rien de révolutionnaire donc!
Mais c’est la manière dont Marie Pavlenko arrive à parler de cette vie quotidienne et ordinaire, la manière dont elle donne vie à ses personnages qui est tout de même excellente.

Ses personnages font réels. Je pense qu’ils pourraient exister. Ils ont des problèmes crédibles, ils ne sont ni blancs, ni noirs, ils ont les préoccupations d’êtres humains assez banals à Paris.

Plusieurs thèmes assez importants sont évoqués, comme l’amour (bien évidemment), l’amitié, les préjugés sur le physique (dans les deux sens), le suicide, la dépression, le divorce…il y en a pour tous les goûts…

Et malgré des thèmes assez sombres donc, ce roman reste très lumineux, plein d’espoir, d’amour et de petits soleils. C’est une autre raison qui m’a beaucoup fait aimer ce roman.

Deborah est une jeune fille très attachante : ni exceptionnellement belle ou moche, ni mince ou grosse, elle est assez emblématique de l’ado de base. Élève moyenne, elle aime lire grâce à ses parents, elle aimerait se trouver plus belle, avoir un copain et surtout réussir le bac. Là où elle diffère des ados de son âge, est qu’elle ne cherche pas du tout à être populaire. Et c’est une littéraire. Donc forcément je me suis reconnue en elle.

Son histoire est toute mignonne avec sa meilleure amie, ses nouveaux camarades et évidemment son histoire d’amour. C’était très frais.
Les personnages secondaires sont tout autant soignés et c’est un vrai plaisir!

Et pour changer, j’ai aimé voir les adultes prendre leurs responsabilités dans ce roman, cela fait du bien.

J’aurais juste un petit bémol…
[Attention, je dévoile un élément très important de l’intrigue]

J’ai trouvé dommage que le problème de sa mère soit lié à son avortement.
Je vous arrête tout de suite, un avortement est un droit indispensable pour les femmes dans le monde et en même temps, ce n’est pas un moment chouette à passer, il est donc tout à fait logique que cela soit une source de tristesse, de chagrin voir même de traumatisme. Bien évidemment. Mais…

Mais disons que chaque fois que je lis un roman où un avortement s’est passé, c’est rarement évoqué sans traumatisme ou peine ou crainte. Et je trouve cela dommage, parce que je suis sûre que certaines femmes vivent très bien leurs avortements et j’aimerais qu’on en ait des exemples dans la littérature ou dans les séries ou films. Afin de faire un certain contre-exemple. Je ne sais pas si cela existe, mais je n’en ai vraiment pas vu jusqu’à maintenant.

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J’ai donc passé un bon moment de lecture. C’était frais, doux, joyeux et surtout très réel. Un joli roman ado comme on les aime!
Je vous le conseille donc sans soucis pour une lecture agréable, sans prise de tête mais intelligente tout de même.

Je serais curieuse en tout cas de lire les autres ouvrages de cette auteure.

  • Extrait

La consigne officielle est « cinq fruits et légumes par jour ». On devrait donner la même pour les amis. Nourrissez-vous uniquement de poireaux, et c’est la carence assurée. Côtoyez toujours les mêmes gens et vous finirez le moral en charpie.

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