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Mi-août, j’ai également deux autres romans, des lectures sympathiques, avec plusieurs qualités, mais dont je n’ai finalement pas énormément de choses à dire à la fin et que je suis contente de ne pas avoir en format papier, puisque je ne compte pas les relire.

Une fois de plus, j’ai décidé de les grouper, histoire de ne pas avoir d’articles trop petits et d’avoir tout de même une trace de mes impressions sur mon blog.

Il s’agit donc des livres suivants :

  • Immortelle randonnée de Jean-Christophe Rufin
  • La petite Communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon

 

Titre : Immortelle randonnée
Auteur : Jean-Chrisophe Rufin
Date : 2013
Nombre de pages : 258 

  • L’Intrigue

Sans avoir de raison concrète autre que l’envie de marcher, Jean-Christophe Rufin se lance dans le pèlerinage de Compostelle : il décide de parcourir 800 km à pied, avec sa tente sur le dos et de vivre comme les pèlerins, allant de ville en ville, jusqu’au bout ultime : Compostelle.
Ce témoignage nous montre ses différentes étapes et ses états d’esprit durant ces 800 kilomètres.

  • Ce que j’en ai pensé

Il s’agit de mon premier livre de l’auteur, pourtant assez prolifique. Je ne sais pas trop pourquoi, j’avais un à-priori avec lui (comme avec Tatiana de Rosnay d’ailleurs, je n’arrive pas à sauter le pas avec elle). 
Il semblerait que j’aime bien lire du nature-writing l’été (puisque c’est toujours durant cette saison que je les lis), j’ai donc décidé de me laisser tenter par ce titre un matin.

J’ai passé plutôt un bon moment, je l’ai lu très rapidement, mais je ne pense pas en garder grand chose finalement.
J’ai bien aimé le ton qu’il a employé (assez humoristique pour raconter ses déboires ou ses rencontres), ses explications sur cette longue marche avec les autres pèlerins ou encore ses réflexions métaphysiques (voir par quelles étapes passe le pélerin : l’enthousiasme, le découragement, la lassitude, la foi, le ras-le-bol de la foi, l’exaltation…).

Mais voilà…une fois que j’ai dit cela, je n’ai plus grand chose à en dire hélas…il n’a rien remué de spécial en moi, il ne m’a pas particulièrement donné envie de lire d’autres romans de sa bibliographie. Une rencontre en demie-teinte en fait…
Je crois bien ne pas avoir réussi à dépasser mon à-priori…

Attention, je ne dis pas que c’est mauvais, loin de là, mais je ne sais pas…je n’ai pas réussi à adhérer plus que cela. Quand j’y pense, je me dis « mouais, c’est sympa« .

J’ai tout de même été contente d’en apprendre plus sur ce pèlerinage, son organisation, son parcours, ses pèlerins, son histoire…je n’y connaissais rien, cela a été bien d’enfin comprendre de quoi il s’agissait exactement.

Soyons honnête, je me suis rendue compte que j’adorais le nature-writing, mais il fallait que cela soit…vraiment dépaysant. Comme changer de continents, de culture complètement…j’ai aimé me promener en Espagne, mais cela ne m’a pas autant transporté que Wild de Cheryl Strayed par exemple.

Un petit roman de nature-writing sympathique donc, dont j’ai aimé quelques réflexions et qui m’a rendue curieuse sur ce pèlerinage, mais je ne pense pas le garder longtemps en tête ou le relire.
Je le conseille aux personnes qui pourraient s’intéresser au pèlerinage de Compostelle.

 

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Titre : La petite Communiste qui ne souriait jamais
Auteur : Lola Lafon
Date : 2015
Nombre de pages : 320

L’Intrigue

Lola Lafon a décidé de raconter la vie et le parcours de Nadia Comaneci, celle qui fut une véritable révélation lors des JO de 1976 en gymnastique : le début d’une passion, ses premières victoires, la consécration, l’adolescence puis l’âge adulte.

Ce que j’en ai pensé

Et c’est donc en 2017, alors qu’elle sort un nouveau roman au moment de la rentrée littéraire que je me penche enfin sur son roman de la rentrée 2014, que presque tout le monde a déjà lu je pense!

Cela faisait un petit moment que j’avais un peu envie de lire ce roman, j’en ai profité, puisque je l’avais en numérique pour le lire assez rapidement, juste avant mon déménagement.

Là encore, j’ai passé un moment sympathique de lecture, plutôt intéressée par la vie de cette fille qui grandi peu à peu à travers le sport de haut niveau. Mais ce livre m’a également mise assez mal à l’aise pour deux raisons essentiellement (j’y reviens plus bas).

Le style était plutôt agréable, cela se lisait bien et sans peine.

Avant d’entendre parler de ce roman au moment de sa sortie, je ne connaissais pas Nadia Comaneci. Je ne me souviens pas en avoir jamais entendu parler.
Evidemment, je suis née en 1990, donc je n’ai pas pu suivre ses différentes victoires. Mais aussi, moi et les événements sportifs…

Autant dire la vérité : je ne m’intéresse absolument pas aux événements sportifs ni aux sportifs. Aucun. Je connais le nom des plus connus, parce qu’on en parle autour de moi, mais cela ne m’intéresse tellement pas que je ne retiens rien et que je ne désire pas tellement retenir. Par exemple, le fait que Paris va accueillir les JO la prochaine fois me laisse indifférente. L’esprit national à travers le sport, je ne connais pas^^

C’était plus l’aspect Ex-URSS, dictature en Roumanie qui m’intéressait. Là encore, je n’y connaissais vraiment pas grand chose et j’ai été assez choquée de découvrir ce que la Roumanie vivait il y a encore quelques années…je trouve cela complètement fou, une telle dictature juste à côté de nous!
Pour prendre un point précisément qui me touche évidemment, c’est les droits de la femme et la politique de natalité que je trouvais absolument choquante!

J’ai par contre aussi aimé voir dé-diaboliser le communisme en voyant les aspects positifs de celui-ci : un travail pour tous et très peu de chômage la possibilité de faire de telles compétitions sportives gratuitement…

Pourtant, ce roman m’a mise vraiment mal à l’aise.

La première chose fut les réflexions qu’ont eu les gens, les médias, tout le monde enfin sur le corps de la femme. Voir Nadia grandir, grossir, devenir une femme, cela a été une certaine forme de dégoût qui en est ressortie et cela m’a vraiment choqué. Une fois de plus, c’est le corps des femmes qui prend bien évidemment hein.
Comme si c’était sa faute de changer, on lui a reproché parfois à mi-voix, parfois de manière carrément agressive sa transformation en femme. On voulait la garder enfant-fée à jamais.
Toute cette thématique m’a bien dégoûté et des médias avides de scandales et de ces sports extrêmes (j’aimerais bien connaitre d’ailleurs l’état de ses articulations maintenant…).

L’autre point important qui m’a mise mal à l’aise c’était la narration. Ou plus précisément les dialogues inventés entre Nadia Comaneci et l’auteure.
Que Lola Lafon veuille raconter la vie de cette femme, cela ne me pose pas de problème.
Qu’elle invente à ce point-là ces réflexions, ses pensées, son caractère finalement (même si elles sont en grandes parties reprises d’interviews, de son livre…), cela m’a vraiment dérangé en fait, je n’ai pas adhéré du tout.

Après, j’ai beaucoup de mal avec les livres ou les films qui racontent la vie de personnalités encore vivantes. Le fait que ces personnes puissent tomber dessus, voir ou lire ce qu’on pense qu’ils pensent (alors que franchement, Lola Lafon peut être complètement dans le faux comme dans le vrai), je me sens mal pour eux en fait.^^J’ai presque l’impression d’une usurpation d’identité (notez qu’une fois ces personnalités mortes, cela ne me dérange plus!)

Forcément, tout cela n’a pas contribué à me faire apprécié plus que cela ma lecture. Ce fut donc une lecture que je suis contente d’avoir faite, mais sur laquelle je ne reviendrais certainement pas.
Je le conseille par contre aux personnes qui ont envie de connaitre la vie de Nadia Comaneci. Il est parfait pour eux.