Étiquettes

, , , , , , ,

Titre : L’Exception
Auteure : Audur Ava Ólafsdóttir
Date : 2014
Nombre de pages : 352

 

  • L’Intrigue

Alors que les feux d’artifice de la nouvelle année font fureur, Maria apprend que son époux la quitte. Il lui révèle son homosexualité et sa liaison avec un de ses collègues de travail.

Sous le choc et accablée de tristesse, elle doit accepter cette nouvelle et passe par les différents stades du deuil de cette relation.

  • Ce que j’en ai pensé

Fin août, en parcourant ma liseuse, j’ai jeté mon dévolu sur ce roman. J’étais certaine de passer un bon moment de lecture. Et ce fut le cas! J’aurais mieux fait de le lire en début d’année, ou bien au moins en hiver pour coller à la période du récit plutôt que sous 30 degrés, mais bon, ce n’est pas très grave!

Je salue d’ailleurs les jolies couvertures colorées de la maison d’édition Zulma! C’est vraiment agréable!

J’ai déjà lu et beaucoup aimé Rosa Candida et L’Embellie de la même auteure. Ce que je préfère chez elle est vraiment son style. Parce que si on est honnête, souvent, l’intrigue en elle-même n’est pas révolutionnaire…mais elle a une manière d’écrire, une façon de décrire les paysages, les émotions, des événements tout simples, qui clairement font pourtant la vie quotidienne.

Et une fois de plus, ici, cela ne rate pas non plus!
Une femme apprend que son époux l’a toujours trompé et qu’en plus, il l’a trompé avec des hommes. Mère de deux petits enfants, elle doit trouver la force de continuer à vivre, d’appréhender cette nouvelle, de vivre avec et de l’accepter, en bien ou en mal.
On ne peut pas dire que l’intrigue soit incroyable? On voit cette femme, que tout le monde envie et aime s’interroger sur elle-même, se poser des questions, comprendre certaines choses, prendre des décisions…
Le tout est mené avec beaucoup de délicatesse, de charme et de sensibilité…

J’ai beaucoup aimé le personnage de Maria. Je l’ai trouvé intelligente, fine, pleine de sensibilité, prête à beaucoup de compromis et pleine de patience.
J’ai aussi beaucoup aimé vers où elle allait, comment elle évoluait, se respectant jusqu’au bout, essayant de son mieux (la panique qu’elle ressent quand elle se rend compte qu’elle va être seule à gérer ses jumeaux pendant plusieurs jours…j’ai compatis et ris en même temps je dois dire!) de se battre pour son couple, de comprendre ce qui s’est passé.
Franchement, elle ne méritait absolument pas de se faire traiter ainsi.

Oui, parce que je ne trouve absolument aucune excuse au mari…

Qu’il soit hétéro ou homo, on s’en moque. Mais qu’il l’épouse, sans la prévenir de son homosexualité, c’est lamentable. Qu’il la trompe, très régulièrement aussi.
Et insinuer que parce que lui la trompe, il est persuadé que lors de ses voyages professionnels, elle a du le faire aussi, je l’ai trouvé tellement lamentable et hypocrite. désolée, mais pour moi, c’est un vrai con.

Ensuite, ne serait-ce que par respect, comment a-t-il pu faire venir dîner ou faire bricoler son amant dans le domicile conjugal? Non mais sérieusement?

Et enfin, sa manière de gérer sa révélation est tellement méchante et sans cœur…aucune pincette, aucun état-d’âme, il l’envoie promener sans prendre le temps d’expliquer, de s’excuser, d’essayer de lui faire comprendre. J’imagine bien que sa situation est très délicate, mais bon, il est en tort et il se comporte comme le pire des c*******.

Comme vous le voyez, je n’ai vraiment pas aimé ce personnage…

Il y a un certain mélange d’humour burlesque (sa voisine naine psychologue et auteure de romans policiers qui passe sont temps à aller et venir et à vider le frigo de Maria, le jeune étudiant qui aime les oiseaux et amoureux transi de Maria…) et de réflexions limites morbides, dû aux idées moroses de Maria. Pourtant Audur Ava Olafsdottir arrive à trouver l’équilibre parfait je trouve.

Ses descriptions des montagnes, de la mer, des quelques heures de lumière par jour en hiver, de la neige et de la nuit noire…c’est un véritable délice pour moi. Cela me donne très envie d’aller visiter l’Islande.

Les personnages secondaires sont sympathiques, mais pour moi, tous gravitent autour de Maria, pour l’aider à traverser cette épreuve et l’aider à en sortir grandie. J’ai beaucoup aimé ses décisions, ses états d’âme et son action finale.

—————————————————

Un petit roman plein de sensibilité, une écriture douce et légère, encore une fois, la plume d’Audur Ava Olafsdottir m’a enchanté!
C’est vraiment une auteure à suivre pour moi et je serais ravie de lire ses autres œuvres. Je vous le conseille donc.

 

  • Extrait

L’ennui, poursuit-elle, c’est que les gens pensent que l’amour va tout sauver. Les plus emmerdants exigent que l’amour les sauvent d’eux-même.