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Depuis notre déménagement, je vais régulièrement à la médiathèque.
J’évite toujours d’emprunter des romans (sauf exception évidemment) pour me concentrer sur ma PAL, mais j’en profite pour emprunter des bandes-dessinées. C’est toujours très vite lu et cela fait du bien! C’est un genre qui m’a manqué ces derniers mois où j’évitais le lieu.

Je parle brièvement des BDs qui je n’ai pas aimé plus que cela dans les bilans du mois, mais j’avais envie de parler un peu plus longuement de ces deux ouvrages-là.
Il s’agit donc de :

  • Un Océan d’Amour de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione
  • Nous n’irons pas voir Auschwitz de Jérémie Dres

Titre : Un Océan d’Amour 
Auteur : Wilfrid Lupano 
Illustrateur : Grégory Panaccione
Date : 2014
Nombre de pages : 224

 

  • L’Intrigue

Chaque jour à l’aube, un pêcheur quitte sa petite maison sur la colline après un au revoir à sa femme pour tenter de pêcher des poissons sur les côtes bretonnes.
Mais ce jour-là, il se fait happer par un énorme bateau-usine et entraîné au loin.
Sa femme se retrouve seule et l’attend désespérément.
Pendant qu’il vit plein d’aventure, elle décide de partir à sa recherche.

 

  • Ce que j’en ai pensé

Cela fait des mois et des mois que j’ai envie de découvrir cette bande-dessinée et que je la cherchais dans les médiathèques! Il faut dire que les réseaux sociaux et les blogs en chantaient les louanges en boucle, cela fini par donner envie de le lire!
Et enfin, j’ai fini par la trouver sur les étagères de ma nouvelle bibliothèque. Autant dire que j’ai sauté dessus!

Il s’agit d’une bande-dessinée sans texte. Toute l’intrigue se passe par les images en fait (pour ceux et celles qui ne connaissent pas le principe).

J’ai passé un très bon moment avec cette BD. Elle est attendrissante (c’est le premier adjectif qui me vient en tête!), mignonne, pleine de bons sentiments et de rebondissements, mais on a la conviction que tout va bien se passer à la fin.

Ce couple hors du commun est vraiment attachants, on a envie de suivre leurs folles aventures à travers les mers (et ils en vivent des choses extraordinaires, cela vire parfois à l’impossible risible!) et surtout, les voir se retrouver à la fin.
Fin que j’ai d’ailleurs beaucoup aimé, à l’image du couple qui finalement n’a besoin que d’eux-même pour être parfaitement heureux.

C’était la première fois que je découvrais les illustrations de Grégory Panaccione, qui allaient parfaitement avec l’histoire, il faut le souligner. C’est toujours génial quand les illustrations et le récit se complète, c’est un vrai plaisir pour les yeux.

Même si cela n’a pas été un coup de cœur comme beaucoup de lecteur, j’ai tout de même passé un moment très doux et joli avec cette bande-dessinée sans parole. Une belle histoire, des dessins agréables, c’est vite lu et mets de bonne humeur. Je ne peux donc que la conseiller.

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Titre : Nous n’irons pas voir Auschwitz
Auteur : Jérémie Dres 
Date : 2011
Nombre de pages : 208

  • L’Intrigue

Après la mort de sa grand-mère, Jérémie Dres, l’auteur décide de partir à la recherche de ses origines polonaises juives. Cette quête familiale va lui permettre à lui et son frère de découvrir la Pologne actuelle, la place qui est donné à l’holocauste et à la communauté juive.
Ils vont s’interroger sur ce travail de mémoire, les préjugés qu’ils ont et que les polonais ont et essayé de mieux comprendre le passé de leur grand-mère..

Ce que j’en ai pensé

C’est le titre tout d’abord qui ma interpellé. Forcément, un titre pareil, il attire l’œil (le lien en tout cas!). J’ai donc pris cette BD en main à la bibliothèque et décidé de l’emmener, après un petit regard sur la quatrième de couverture.
Forcément, cela me parlait, puisque ma propre grand-mère (enfin ses parents plutôt, puisqu’elle était encore bien jeune durant cette guerre mondiale) a vécu cela : la fuite, le changement de nom en quelque chose de « moins juif », se cacher et perdre finalement tout bien matériel en Pologne et une grande partie de sa famille dans les camps et les ghettos.

Le principe est qu’il ne veut pas réduire la communauté juive et la vie de sa grand-mère aux camps. Il décide donc de ne pas aller les voir, mais de ce concentrer sur tout ce qu’il y avait avant : la maison de sa famille, les métiers qu’ils exerçaient, les cimetières où ils reposent…
Et également de voir où en est la communauté juive en Pologne aujourd’hui.

C’était un témoignage assez intéressant : forcément, j’avais quelques idées reçues à propos de la manière dont les polonais voyaient les juifs, sur la manière dont la communauté avait été traité après la guerre et est traité maintenant. C’était vraiment bien de pouvoir poser des faits et des informations sur ces idées reçues.

Les deux frères sont assez attachants, entre les bourdes, les découvertes dû au hasard ou les recherches minutieuses. On a envie de les suivre dans cette quête familiale et de mieux saisir la vie de toute une communauté avant la 2e Guerre Mondiale.

J’ai été d’ailleurs assez surprise de voir qu’une nouvelle communauté s’était créée et qu’elle grandissait tout doucement. Le travail absolument formidable des associations juives pour aider les personnes qui se posent des questions sur leurs descendants est d’ailleurs à noter. C’est un véritable travail de titan.

Une BD assez intéressante et inhabituelle à découvrir.