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Nous sommes déjà au mois de décembre et il me reste encore deux livres d’octobre dont je n’ai toujours pas parlé! C’est le problème de programmer ses lectures tous les 4 jours, mais cela me laisse une grande liberté par rapport au blog. J’ai souvent suffisamment d’avance pour ne pas y toucher plusieurs jours de suite (et ça, c’est génial pour ne pas laisser mon blog trop longtemps sans publication!)

Ici, je vais vous parler de deux romans que j’ai aimé, mais qui n’ont pas été extraordinaires :

  • Histoire de ma vie de George Sand
  • Les trois médecins de Martin Winckler

 

Titre : Histoire de ma vie
Autrice : George Sand
Date : 1854 (2004 dans cette édition)
Nombre de pages : 862

  • Le Résumé

George Sand décide en 1847 d’écrire son autobiographie, afin de partager ses souvenirs avec ses lecteurs.

  • Ce que j’en ai pensé

Cette autobiographie a été le livre tiré de la book-jar pour octobre.
J’étais à la fois contente et un peu inquiète devant cette petite brique.
Je l’ai acheté fin 2014 si je me souviens bien, sur les conseils d’une amie de fac qui l’avait adoré. Elle en avait parlé avec tellement de passions que le jour même, j’étais allée en librairie l’acheter. Et je l’ai donc mis de côté pendant plusieurs années…Sa taille me rebutait un peu. Son genre aussi, les autobiographies je n’en lis quasiment jamais, je n’aime pas trop ça (c’est limite à se demander pourquoi je l’ai acheté, mais mon amie en parlait si bien que sur le moment, j’ai absolument voulu l’avoir!)

Je suis partagée sur cette autobiographie : j’ai beaucoup aimé le début, j’ai apprécié le milieu et je me suis ennuyée à la fin…

Quand je pense que j’étais fâchée et déçue au début de m’apercevoir que ce n’était l’oeuvre intégrale! Il s’agit en fait de seulement UN TIERS de son autobiographie, puisqu’en réalité, il y a eu 20 volumes en tout! Je dois avouer être bien contente de ne pas avoir eu la version intégrale…que je n’aurais pas eu le courage de terminer de toute manière, puisque j’en avais vraiment assez au bout de 600 pages.
Donc voilà, je préviens, ce n’est pas la version intégrale, mais ce n’est pas plus mal!

Son enfance était vraiment très intéressante à lire. Voir comment Aurore est devenue George Sans était passionnant.
C’était une femme vivante, pleine de charme, travailleuse, capable d’entendre les arguments des autres, mais aussi capable d’être sûre de ses sentiments et de ses convictions. Je la trouvais aussi pleine d’humour et d’auto-dérision, ce qui n’est pas évident à cette époque.
Voici d’ailleurs un petit extrait que j’ai trouvé assez drôle :

« Mon mari est des plus intrépides. Il va partout et je le suis. Il se retourne et me gronde. Il dit que je me singularise. Je veux être pendue si j’y songe. Je me retourne et je vois Zoé qui me suit. Je lui dis qu’elle se singularise. Mon mari se fâche parce que Zoé rit. « 

Franchement, c’est assez cocasse^^

Elle reste par contre très discrète sur certains moments de sa vie, notamment ses amants. Je ne trouve pas cela plus mal d’ailleurs, cela ne nous regarde pas vraiment. Je préfère le signaler, on a très peu d’informations sur Alfred de Musset ou sur Frédéric Chopin.

En ce qui concerne la fin…je l’ai dit, j’ai trouvé cela très long…J’aurais aimé qu’elle nous parle plus en détail de sa manière d’écrire, ses habitudes, ses lectures. Tous ses thèmes me passionnaient bien plus que ses convictions religieuses et politiques (enfin surtout sa foi qui revient vraiment constamment dans le récit…cela devenait un peu redondant à la fin).

Finalement, je ne sais pas trop quoi penser de cette lecture. J’ai beaucoup aimé les deux tiers, j’en avais vraiment assez à la fin…un peu trop long et finale.

Je suis tout de même contente d’avoir eu le courage de lire son autobiographie et de la terminer. George Sand était une femme extraordinaire, en avance sur son époque et sur les mœurs, une autrice digne d’être connue et étudiée, bref une femme d’exception.

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Titre :  Les Trois Médecins
Auteur : Martin Winckler
Date : 2004
Nombre de pages : 519

  • L’Intrigue

En 1973, lorsqu’il arrive à Tourmens, Bruno Sachs arrive pour reprendre ses études de médecine. Confronté au système français vieillissant, il va refuser les codes et les maltraitances et s’engager pour une médecine plus moderne et bienveillante.

  • Ce que j’en ai pensé

Je commence à avoir lu une partie de la bibliographie de Martin Winckler. Mon préféré reste Le Chœur des femmes (qui a des défauts, mais que j’avais adoré!). J’ai également lu La Maladie de Sachs ou son essai Les Brutes en blanc.

L’auteur tourne toujours autour du même thème : la bienveillance médicale et son contraire la maltraitance médicale.

Si on regarde la définition du mot maltraitance, on trouve ceci : On peut définir la maltraitance comme tout acte ou comportement physique, verbal ou autre nuisant au bien-être, à l’épanouissement ou au développement de la personne. 

Cette forme de maltraitance existe partout et se retrouve souvent parfois dans l’espace médical. Elle peut être consciente ou inconsciente. Cela peut être des actes médicales forcés, des essais de culpabilisation ou tout simplement le refus d’écouter ce que le patient a à dire. Hélas, elle a beaucoup de visages.

Dans ce roman, on voit comment cette maltraitance peut prendre naissance en suivant les études des futurs médecins : les deux années de concours, la place de l’externe qui n’envie rien à celle du stagiaire, la course à l’internat…

Attention, ce roman se passe dans les années 70. Si plusieurs faits se passaient ainsi, il y a eu beaucoup de changements dans les mœurs de la médecine ses études de médecines. Bien évidemment, on est encore loin de la perfection en matière de sexisme, racisme et autres joyeusetés comme le montrent les dernières polémiques, mais les choses se sont grandement améliorées depuis ces années. 

J’aime beaucoup les messages qu’il transmet : un rapport détendu et bienveillant entre le patient et le médecin. Le respect, l’écoute, la pédagogie. Prendre le temps d’expliquer, d’écouter ce que le patient a à dire, travailler « avec » lui à restaurer sa santé et ne pas oublier qu’on est pas surpuissant et que la personne en face de soi est un être humain.
Ce sont des choses que je trouve évidentes, mais c’est loin de l’être encore le cas.

J’ai été contente de voir à quoi ressemblaient des études de médecines, les cours, les concours, les stages, les apprentissages…C’était très intéressant et cela aide à mieux comprendre comment un médecin devient qui il est.

Comme dans ses autres romans, Martin Winckler intercale des chapitres de « témoignages » sur certains thèmes, qui eux aussi donnent une bonne idée de comment les patients ou les étudiants peuvent être traités et à quel point c’est scandaleux.

Je me dois de dire qu’il semblerait que ce roman reprenne les éléments du célèbre « Les Trois Mousquetaires » d’Alexandre Dumas. Il y a les personnages principaux qui ont leurs doubles, la faculté de médecine étant la Royaume français, la problématique anglaise est là aussi…
Soyons honnête, je n’en savais rien, je l’ai lu après, dans un résumé de l’oeuvre. Je n’ai rien remarqué! (même si la scène de rencontre avec ses trois amis auraient du me mettre la puce à l’oreille quand j’y repense…)

Mais je trouve que certains moments de l’intrigue sont…bancals…certains dialogues, certaines scènes…je trouve qu’elles ne font pas réelles du tout, je n’arrive pas à y croire. Elles sonnent faux et faciles pour moi. Il en va de même pour certains personnages qui sont un peu lisses. En fait, le message m’intéresse bien plus que le devenir des personnages!^^ J’avais d’ailleurs eu le même problème avec les deux autres livres que j’ai lu.

J’ai donc aimé ce roman pour les messages qu’il délivre, un peu moins pour ses personnages et son intrigue. Il reste une lecture très intéressante et passionnante, si on s’intéresse ou s’interroge sur la maltraitance médicale. Je le conseille donc tout de même.