Mots-clefs

, , , , , , ,

Titre : Chronique d’une mort annoncée 
Auteur : Gabriel Garcia Marquez
Date :  : 1981
Nombre de pages : 116

IMG_6807

  • L’intrigue

Santiago Nasar va se faire assassiner le lendemain d’un mariage par deux frères pour une histoire d’honneur.
Toute la ville est au courant et pourtant, ce drame va quand même avoir lieu.

  • Ce que j’en ai pensé

Je crois que j’ai emprunté ce petit roman à mes parents il y a plusieurs années, après avoir lu Cent ans de solitude du même auteur. J’avais bien aimé, même si le côté loufoque était un peu trop présent à mon goût. J’avais donc envie de retenter l’expérience, mais je l’ai laissé végéter un sacré moment dans ma PAL!

J’ai passé un bon moment avec ce roman, je ne m’y attendais pas trop, j’avais surtout envie d’enlever un petit roman de ma pile pour avancer et cela a été finalement une jolie surprise!
J’aime bien quand cela se passe ainsi!

Dès la première phrase d’ailleurs, le ton est donné. Le lecteur sait parfaitement ce qui va se produire dans les heures à venir. L’intérêt n’est pas de savoir pourquoi ce meurtre a eu lieu, mais comment.
L’écriture de l’auteur est toujours aussi agréable à lire, on avance sans peine et avec plaisir.

Un ami de Santiago Nasar décide des années plus tard de mener l’enquête sur cet assassinat, afin d’essayer de comprendre comment celui-ci a pu avoir lieu, alors que tout le monde savait qu’on cherchait à le tuer. Il va aller interroger tout le village pour comparer les témoignages. Et chaque villageois se souvient parfaitement de ce qu’il faisait à ce moment-là et pourquoi il n’a pas jugé utile d’intervenir. Pour le village, ce meurtre, c’est un moment essentiel dans leur vie et ils n’ont aucun mal à reconstituer l’histoire.

Certains ont de bonnes raisons de se taire, d’autres n’y croyaient absolument pas…et enfin, certains ont essayé, mais toute une série d’événement les a empêché d’arriver au but. Et surtout, tout le monde était persuadé que Santiago Nasar était au courant, vu que les assassins le criaient sur tous les toits.

Ce qui est vraiment intéressant dans ce roman, c’est de voir comment cet événement a pu avoir lieu, malgré tous les événements perturbateurs.

Ce qui est drôle aussi, c’est que l’auteur arrive à créer un certain suspense au fil des pages, même si le lecteur sait ce qu’il va se passer. C’est tout de même très fort de sa part!
On a envie de savoir comment cela va se passer, qu’est-ce qui va retarder le meurtre, comment celui-ci a failli ou aurait pu être évité si tel ou tel personnage avait fait telle ou telle action. C’est vraiment réussi de ce côté là.

J’ai donc passé un moment agréable et court de lecture. Je pense que le peu de pages renforce le suspense du roman avec son apothéose final. On est moins dans le réalisme magique que pour Cent ans de solitude, mais on y trouve son compte tout de même.

———————————————–

Un beau roman d’un grand auteur, très court et incisif que j’ai été contente de découvrir. Je souhaite à présent lire L’Amour au temps du choléra pour continuer ma découverte de Garcia Marquez.
Je vous le conseille, ce tout petit livre est lu en deux petites heures.

  • Extrait

Le jour où il allait être abattu, Santiago Nasar s’était levé à cinq heures et demie du matin pour attendre le bateau sur lequel l’évêque arrivait. Il avait rêvé qu’il traversait un bois de figuiers géants sur lequel tombait une pluie fine, il fut heureux un instant dans ce rêve et, à son réveil, il se sentit couvert de chiures d’oiseaux.

Publicités