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Titre :  Ciel bleu 
Auteur :Galsan Tschinag
Date : 1994 (2015 pour cette édition)
Nombre de pages : 155

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  • L’intrigue

Galsan Tschinag nous raconte son enfance dans la steppe près du désert de Gobi, dans les terres du Haut-Altaï. Il nous parle de son quotidien dans la yourte d’une famille éleveuse de moutons et sa découverte du monde et de la vie.

  • Ce que j’en ai pensé

Ce livre est dans ma PAL grâce à la Box Exploratology de décembre.

Si vous ne connaissez pas le principe, n’hésitez pas à aller voir l‘article que je lui ai fait ici, ou directement à aller regarder son site d’un peu plus près! Franchement, c’est une très jolie découverte!

J’ai pris ce livre au hasard en mars quand j’ai recommencé à lire. Ce ne fut pas un coup de cœur, loin de là, soyons honnête, mais une lecture agréable, que j’ai lu lentement, tranquillement et sans peine.

J’ai beaucoup aimé me plonger dans ce monde de ce peuple qui m’est complètement inconnu : la vie quotidienne dans le désert et les montagnes, les moutons, la vie sauvage…j’ai appris beaucoup de choses sur ce peuple et la Mongolie!

C’est tout un autre panel de coutumes et de croyances qu’on découvre! Très organisés, les enfants ont leurs places attitrées avec leurs tâches pour aider au quotidien. La vie est dure, on travaille tout le temps, mais elle peut aussi être très belle et poétique. Ils sont soumis au hasard des saisons et du temps (et pour eux, aux désirs des Dieux).

Il s’agit donc d’un récit bibliographique : C’est à travers le regard de Galsan, enfant qu’on découvre ce monde. Au début laissé à ses jeux, il est peu à peu impliqué dans la vie et le travail, il découvre le froid, le travail dur, la vie…qui est aussi belle que cruelle. Il grandit ainsi peu à peu, plein d’amour, de vie et de révolte contre les injustices de la vie.

Sa relation avec la grand-mère est très touchante et fut un plaisir à suivre.
On a aussi un aperçu du début du communisme, avec le régime soviétique qui les oblige à scolariser les enfants à 8 ans, les enlevant à leurs familles pendant toute l’année et les arrachant de leurs croyances et terres.

J’ai peut-être été un peu déçue par la fin…que j’ai trouvé très brusque, presque abrupte. Une fin qui n’est pas vraiment une fin, une fin que je ne peux pas vraiment qualifié d’ouverte, ce n’est pas le bon terme. J’ai eu l’impression que voilà, il s’est juste arrêté dans l’écriture.
Donc petite déception là-dessus…

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Une jolie découverte que j’ai été contente de découvrir. Ce ne fut pas un coup de coeur, mais une jolie lecture. Encore une fois merci pour cette découverte à Marjolaine et à sa super box Exploratology!

  • Extrait

Dans toutes les langues et chez tous les peuples, on affirme qu’il ne faut pas dire du mal d’un mort. Pourquoi ? Être mort est-il un luxe dont seuls les élus peuvent jouir ? Ou bien une peine que seuls les exclus doivent expier ? C’est ce que doit payer chacun pour avoir été, pour s’acquitter du miracle qui préside à chaque naissance.

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